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Couvreur

Entretien avec Adil El Mansouri, 30 ans

En quoi consiste votre métier ?

Notre entreprise répond à des appels d'offres. Lorsqu'elle est retenue pour un chantier, j'en étudie la réalisation. Puis je mets tout en place pour mener à bien l'opération. Je regarde avec quels matériaux nous allons travailler : cuivre, zinc, inox, acier, plomb, tuiles... Je consulte les fournisseurs et passe mes commandes. Il faut aussi que je gère les équipes et que je planifie la durée du chantier. J'assure également le suivi des travaux et veille à ce que tout se déroule correctement. Je suis en relation constante avec les architectes et les autres corps de métiers.

Comment avez-vous débuté ?

Après un stage de trois jours en tant que couvreur, j'ai été impressionné. Monter sur les toits, travailler avec des matériaux nobles et réaliser de belles choses : cela m'a tout de suite plu. C'est "un métier passion". J'ai participé à de grands chantiers : le dôme de l'université Lyon III et bientôt les toitures du château de Versailles ! Mais j'ai commencé tôt. À l'âge de 15 ans, je suis rentré en préapprentissage et j'ai ensuite suivi un CAP de couvreur en deux ans au Centre de formation des apprentis (CFA) de Dardilly. J'étais en apprentissage dans cette entreprise et ils m'ont embauché. À 20 ans, j'étais déjà chef de chantier. L'évolution a été rapide !

Est-ce un métier qui recrute ?

Oui, bien sûr. Nous recherchons toujours des jeunes. Mais c'est très difficile d'en trouver. Nous avons aujourd'hui cinq ou six intérimaires alors que nous souhaiterions embaucher. C'est dommage car c'est un beau métier, bien payé. Un chef d'équipe gagne entre 1 800 et 2 000 euros net par mois.

 

 Aujourd’hui conducteur de travaux, Adil El Mansouri      

Aujourd'hui conducteur de travaux, Adil El Mansouri a commencé à 15 ans en tant qu'apprenti-couvreur.

 

 

Le métier de couvreur

Description

Le couvreur participe à l'élaboration des toitures et des bardages pour mettre hors d'eau et de gel les bâtiments en construction, en rénovation ou lors de réparations urgentes. Il utilise traditionnellement l'ardoise ou la tuile, mais aussi le cuivre, le zinc et l'inox.

Il intervient après le gros oeuvre, lorsque la charpente est terminée. Il trace sur la charpente des marques pour l'emplacement des liteaux (lattes de bois qui portent la couverture) et il les fixe. Il peut ensuite installer la couverture. Pour terminer, il met en place un système d'évacuation des eaux de pluie ainsi que les décorations ornementales comme les lucarnes. Il raccorde les bases de cheminées et l'isolation thermique.

Généralement, il combine plusieurs activités pour élargir ses débouchés (il peut aussi être charpentier). Il doit adapter son travail en fonction des demandes du client et des diversités régionales.

Il peut être employé par une grande entreprise du BTP comme par une petite entreprise spécialisée. Il travaille généralement sur plusieurs chantiers à la fois et il se déplace souvent.

 

Qualités et compétences

Le couvreur dispose d'une bonne connaissance de l'enveloppe d'un bâtiment mais plus largement de l'ensemble des matériaux et des techniques utilisées dans le BTP. Il travaille en hauteur et ne doit donc pas souffrir du vertige. Il doit particulièrement respecter les normes de sécurité (port de gants et de lunettes de sécurité). Il doit être soigné et rigoureux tout en respectant les délais imposés par la maîtrise d'ouvrage.

 

Perspectives et promotion

Avec quelques années d'expérience, le couvreur peut devenir chef d'équipe, puis chef de chantier, ou créer sa propre entreprise. Le couvreur passionné d'art peut se spécialiser en monuments historiques. Il restaurera alors des dômes ou flèches d'églises, des toitures de châteaux.

 

Parcours de formation

Ce métier est accessible par la formation CAP couvreur ou étancheur du BTP ou le BEP métiers du toit. Une spécialisation en une année de couvreur zingueur est possible avec la Mention complémentaire (MC) zinguerie.

Les titulaires du CAP ou du BEP peuvent ensuite préparer le Brevet professionnel (BP) couvreur ou le BP étanchéité du bâtiment et des travaux publics. Ce diplôme permet de recevoir une formation à la gestion d'entreprise et d'accéder à des postes de chef d'équipe.

Le BTS charpente couverture ou le BTS enveloppe du bâtiment façades étanchéité peuvent se préparer après un bac STI génie civil ou un bac pro du bâtiment, et offrent des spécialisations dans l'encadrement de chantier ou le travail en bureau d'études.

 

Parcours de formation en région

  • CAP couvreur (*)
  • CAP étancheur du bâtiment et des travaux publics (°)
  • BEP métiers du toit (°)
  • BP étanchéité du bâtiment et des travaux publics   
  • BTS bâtiment (*)
  • BTS enveloppe du bâtiment façades étanchéité (°)

 
(*) Existe en alternance
(°) Se renseigner auprès de la branche concernée pour la présence de la certification dans la Région

Pour en savoir plus

Fédération française du bâtiment (FFB) Rhône-Alpes : 04 72 44 47 78.

www.rhone-alpes.ffbatiment.fr

 

Sources

 

  • Guide "50 métiers qui recrutent en alternance", publication réalisée par les Editions le Dauphiné Libéré pour le MEDEF Rhône-Alpes

 

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