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BtoB my job ! valorise actions et opportunités du commerce de gros BtoB en matière d'emploi et de formation

Rencontre avec Hugues Pouzin, directeur général de la Confédération du Commerce de Gros et International (CGI), qui co-pilote, avec Intergros, les actions BtoB my Job !  On y parle de transformation numérique, d'une grande diversité de métiers et de près de 90 000 personnes recrutées chaque année !

Quel est l'impact du numérique dans le commerce de gros BtoB ?

Hugues Pouzin : "La transformation numérique représente un enjeu majeur pour toutes les entreprises de tous les secteurs : c’est un levier de croissance incroyable et le commerce de gros BtoB l’a bien compris. Le digital s’est imposé aux grossistes comme une évidence car elles/ils sont entre le monde de la production en amont et les client.e.s professionnel.le.s en aval, qui sont tous deux concerné.e.s.

La plupart des grands groupes ont initié, il y a déjà plusieurs années, des programmes de transformation majeurs au cœur desquels se trouve le digital, et de nombreuses et nombreux « Chief Digital Officers » ont été nommé.e.s ces dernières années. Les distributeur.e.s de plus petite taille, qui n’ont pas les mêmes ressources ou capacités d’investisse­ment, sont également conscient.e.s des nouveaux défis. Même si au départ, le numérique peut faire peur aux petites entreprises (cela coûte cher, c’est compliqué, les équipes ne sont pas formées…), c’est une formidable opportunité de développement pour elles aussi !

60% des client.e.s du commerce de gros BtoB commencent leurs parcours client sur le web,  suscitant de fait de nouvelles attentes de leur part envers leurs fournisseur.e.s grossistes."

 

Quels sont les métiers de demain du commerce de gros BtoB ? Existe t'il des métiers "en tension" ?

Hugues Pouzin : "Le digital impacte toutes les fonctions, des opéra­tions « logistiques » au commerce, et il modifie les facteurs clés de succès de l’entreprise. Le métier de commercial.e évolue vers une mission de « vendeuse/vendeur 3.0 » : connecté.e via son mobile, sa tablette ou son ordinateur, elle/il peut proposer un panel de services complet à  sa/son client.e grâce au numérique, notamment via la réalité augmentée (showroom en ligne par exemple).

L'utilisation croissante du canal numérique a pour conséquence une réduction de la fonction de prise de commandes assurée par les commerciales/commerciaux. L'évolution de leur activité vers davantage de services à valeur ajoutée (conseil, accompagnement...) et vers la prospection apparaît prédominante. Ce repositionnement peut s'apparenter à une montée en compétences des commerciales/commerciaux, moins administratives/administratifs mais plus tourné.e.s vers la technique et le conseil.

De nouveaux métiers apparaissent dans le marketing digital : webmaster.e, webmarketeur.e, spécialiste pricing, data scientist… Les diplômes aussi s’adaptent à cette nouvelle donne. Le BTS – niveau de diplôme « phare » du secteur - NRC est devenu l’année dernière NDRC : négociation et digitalisation de la relation client. L’Education nationale est bien consciente de la mutation de notre secteur et de ses attentes en termes de nouvelles qualifications.

Les métiers en tension sont ceux liés à la logistique et au transport : nous ne sommes pas les seuls dans ce cas, mais nous manquons cruellement de chauffeur.e.s-livreur.e.s ! Ce métier est souvent dévalorisé à tort, alors que dans le commerce de gros BtoB, il représente « l’ambassadrice/ambassadeur de l’entreprise » et c’est  elle/lui qui crée très souvent le lien pérenne avec la/le client.e. Nous avons également du mal à recruter dans les métiers émergents comme le « sourcing » (dénicher les meilleurs fournisseur.e.s)".

 

Comment le numérique a t'il modifié votre façon de travailler ?

Hugues Pouzin : "On est bien loin de l’image d’Epinal de la/du grossiste quincailler.e. avec sa blouse grise derrière son comptoir ! A l’heure du e-commerce, nos métiers ont évidemment été transformés et notre façon de travailler aussi.

On parle désormais d’offre « cross canal », c’est-à-dire que la/le client.e professionnel.le est au centre de l’enseigne, quel que soit le canal de distribution qu’elle/il utilise (physique ou web). La/le client.e utilise les différents canaux de distribution de manière complémentaire. Elle/Il peut commander un produit en magasin, puis se réapprovisionner sur le site Internet… etc.

Il faut avoir conscience que la/le client.e professionnel.le peut parfaitement comparer les prix sur Internet, et trouver moins cher. C’est pourquoi nous insistons beaucoup sur le rôle « d’apporteur.e. de service du grossiste ». Elle/Il ne vend pas uniquement un produit, mais toute une expertise et un ensemble de services à valeur ajoutée.

Automatisation dans les entrepôts, concentration des stocks sur de grandes plateformes, davantage de commandes à livrer, numérisation de la préparation des commandes... La chaîne logistique est aussi bouleversée par la transformation digitale de la distribution aux professionnel.le.s.

Enfin, en matière de recrutement, le digital apporte aussi beaucoup à nos entreprises. Celles-ci gagnent en visibilité auprès du grand public, grâce aux réseaux sociaux notamment. La CGI travaille beaucoup à cette reconnaissance via la marque « BtoB my job ! ». Nous avons un site Internet dédié qui promeut nos actions, nos formations et nos métiers. Les entreprises du secteur peuvent également y poster des offres d’emploi.

Dans un futur proche, l’intelligence artificielle, qui deviendra plus accessible pour les entreprises (« content computing » notamment), devrait permettre de développer plus de personnalisation pour les clients. Sans jamais perdre de vue la relation humaine.

Évoluer, se transformer, c’est un état d’esprit : les grossistes sont prêt.e.s "'.

 

En savoir plus sur BtoB my job ! la CGI et Intergros.
A travers l'union de 36 fédérations, la CGI est l'organisation professionnelle représentative de l'ensemble du commerce de gros BtoB : biens d'équipement interindustriels, biens de consommation non-alimentaires et alimentaires. La CGI représente 150 000 entreprises partout en France (dont 95% de PME), 1 million de salarié.e.s et près de 800 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Le secteur recrute chaque année 90 000 personnes, à 95% en CDI.
OPCO du commerce de gros BtoB, INTERGROS assure la collecte et la gestion des fonds de la formation professionnelle continue et de la taxe d’apprentissage pour les entreprises du secteur. Spécialiste des métiers et des formations, il accompagne les projets emploi-formation-compétences des TPE-PME et de leurs salariés, facilite leur mise en œuvre et optimise leur financement.
BtoB my job !
est la signature commune de la CGI et d’INTERGROS qui permet de valoriser auprès des jeunes et des prescripteurs d’orientation, les actions et les opportunités du secteur du commerce de gros BtoB en matière d’emploi et de formation.

B TO B By CGI INTERGROS Rvb