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Les impacts de la transformation numérique dans tous les métiers et les organisations

L’avènement du numérique bouleverse le monde du travail, personne n’en doute, tout le monde l’affirme. Mais qui connaît déjà le visage de cette révolution technologique : humain remplacé, humain dominé, humain augmenté, humain « ré-humanisé » ? Et les études, alarmistes pour certaines en matière de pertes nettes d’emplois, positives  pour  d’autres qui envisagent une forte croissance, disent toutes à peu près la même chose sur un point : la nécessaire adaptation des personnes et de leurs compétences pour exercer des métiers qui n’existent pas encore tous aujourd’hui !

Les dernières recherches du Forum Economique Mondial indiquent que les machines accompliront plus de tâches courantes que les humains d’ici 2025, soit 52 %, alors qu’ils en réalisent aujourd’hui 71 %. L’évolution rapide des machines et des algorithmes sur le lieu de travail pourrait conduire à 58 millions de nouveaux emplois nets au cours des cinq prochaines années.

S’il existe une alternative technologique à un emploi humain dans le futur, on peut tout d’abord imaginer que le choix obéirait au mouvement cyclique suivant : l’automatisation génère de la croissance par une augmentation des gains de productivité, et la croissance génère à son tour de l’automatisation par l’augmentation des salaires qui engendre une incitation à automatiser.

Mais, selon des données récoltées* même si 80 % des étudiants ou jeunes diplômé.e .s de la génération Z (qui représentera 20 % des effectifs en entreprise en 2020) aspirent à travailler avec des technologies de pointe (un critère de choix d’un emploi pour 84 % d’entre eux), elles/ ils craignent toutefois ne pas remplir ceux attendus en termes de softs skills et d’expérience au travail. « Seul.e.s 40 % sont convaincu.e.s de posséder les compétences technologiques attendues par les employeurs mais pas nécessairement les autres compétences professionnelles », pointe le rapport. Et 71 % pensent que les nouvelles technologies ou l’automatisation vont créer un environnement de travail plus équitable.

La génération Z voit dans la technologie non seulement un outil favorisant le progrès humain mais aussi un moyen d’égalité des chances pour l’accès à l’information.
* pour Dell Technologie par Dimensional Research auprès de 12 000 jeunes dans 17 pays.

 

Si on considère les technologies actuelles, il est estimé que seulement 5 % des métiers risquent d’être entièrement automatisés, mais qu’une majorité d’entre eux connaîtra une automatisation partielle. 60 % des métiers verraient au moins 30 % de leurs activités robotisées ou prises en charge par l’intelligence artificielle (IA). Lire et/ou voir à ce sujet l'interview d'Amélie Cordier sur l'IA par ici.

 

 

Les activités les moins concernées par ce risque sont celles qui nécessitent des compétences sociales, émotionnelles, cognitives ou créatives.

Les professionnel.le.s qui évoluent dans un environnement imprévisible seront également difficiles à remplacer au même titre que les métiers nécessitant un contact humain ou physique. McKinsey & Company prend ainsi l’exemple des jardinier.e .s, des plombier.e.s,  des gardien.ne.s d’enfants ou des aides aux personnes âgées, etc. et prédit que dans des sociétés vieillissantes, les métiers de la santé sont aussi amenés à recruter. La hausse de la productivité, des salaires et de la consommation devrait également provoquer une demande de travail dans les industries et les services, chez les artistes et dans le secteur des loisirs. L’investissement dans les infrastructures et le besoin d’améliorer l’efficience énergétique dans un environnement soumis au réchauffement climatique pourrait également générer des emplois. L’avènement des intelligences artificielles et des algorithmes pouvant effectuer des calculs ou des activités cognitives complexes impacte clairement l’ensemble du monde du travail. Ainsi et contrairement aux idées reçues, les activités physiques ne sont pas les seules concernées par l’automatisation.

En savoir plus
http://bit.ly/ConseilNumeriqueRapportTravail2016
http://bit.ly/EtudeMcKinsey2017
http://bit.ly/OlivierEzrattyPrevisionsEmploiIA2018
http://bit.ly/RapportWEFFuturOfJobs2018
http://bit.ly/CP_FR_WEFFuturOfJobs2018
http://bit.ly/TravailEnMutationBanqueMondiale2018
http://bit.ly/Compétences21eSiecle
http://bit.ly/Ceser1217MutationsEmploiTravail

"La métamorphose numérique réinterroge nos grilles de lecture traditionnelles de l’emploi, du travail et de l’activité. (…) Aujourd’hui n’a rien à voir avec hier. La révolution  numérique est une véritable métamorphose. Les transformations que nous connaissons sont radicalement différentes des précédentes révolutions industrielles. Plus qu’une accélération des rythmes de travail et de circulation de l’information, il s’agit d’une révolution cognitive, qui change nos manières de penser, de modéliser le monde et de résoudre des problèmes". Extrait

 

A l’échelle de notre territoire, l’intérêt général du Mondial des Métiers qui consiste à faire découvrir et démontrer les métiers est encore plus évident dans ce contexte. Une même compétence est mobilisable dans une dizaine voire une centaine de postes, mais aussi de multiples secteurs. Découvrir les métiers, s’orienter tout au long de la vie pour s’adapter relève d’une responsabilité individuelle et collective.

Favoriser un emploi durable, garantir son employabilité, sécuriser son parcours impliquent ainsi :

> d’anticiper pour comprendre comment évoluent les métiers et ainsi faire face au changement,
> de se projeter pour construire son projet professionnel,
> de se mobiliser pour se former, apprendre toujours, valoriser son capital,
> d’agir pour donner forme à ses projets.

Il s’agit pour chacun.e de s’ouvrir à de nouvelles compétences, pour exercer de nouveaux métiers ou des métiers qui se transforment.

Numérique, réalité virtuelle, deep learning, intelligence artificielle, robots, s'illustrent au Mondial des Métiers.

Le propos du Mondial des Métiers est bien chaque année de montrer et démontrer la réalité des métiers d’aujourd’hui et d’échanger avec les jeunes en formation et les professionnel.le.s de tous les métiers réunis. Ainsi, sur un seul lieu de 27 000 m2 et pendant quatre jours, les filières professionnelles s’attachent à présenter les dernières technologies à l’œuvre dans leurs métiers.

A noter que de très nombreuses animations font appel cette année aux serious games !

 

Parmi les 67 domaines professionnels et thématiques on peut remarquer, entre autres (non exhaustif) sur les espaces :

Animaux, Végétaux, Agroalimentaire, Services (D1)
Aménagement paysager : atelier de conception assisté par ordinateur, pratique de la tonte par un robot.
Maraîchage, horticulture, pépinière : démonstration de fonctionnement d’un mât météo piloté par ordinateur, dans la gestion quotidienne de la production, notamment des serres.

Agroéquipement (C3), simulateur de conduite de moissonneuse batteuse avec l’usage combiné de smartphone et de tablette numérique.

Automobile, Camion, Deux roues (C22), expérience en réalité virtuelle du métier de mécanicien de demain.

Bâtiment (C2), logiciel de construction d’un appartement type, conception et étude de la construction via une maquette BIM avec le logiciel REVIT, casque de réalité virtuelle.

Carrières et matériaux de construction (D8), tablette géante interactive pour visionner des films en réalité augmentée à 360°.

Centre de formation professionnelle Val-d’Or - Québec (A9), réalité virtuelle pour découvrir l’industrie minière du Canada.

Commerce – Grande distribution (A14), valorisation du e-commerce et de la stratégie multicanal des entreprises, « le défi des bouchers », expérience immersive virtuelle de conseil clientèle.

Dessin (A25, B25), toutes les techniques numériques qui interviennent dans le dessin, l’infographie, le jeu vidéo, le cinéma d’animation.

Emploi (A3), simulateurs de gestes professionnels.

Forêt – bois ameublement (C9), simulateur pour les conducteur.e.s de machine de travaux forestiers, pilotage d’une ligne de sciage.

Hygiène, Propreté, Environnement (A4), immersion en 360° avec un casque de réalité virtuelle.

Industrie nucléaire (D12), réalité virtuelle et simulateurs d’activité professionnelle.

Industries de l’impression et de la communication graphique (D14), « flip book » système de prise de vue et d’impression reliées de livres qui s’animent.

Industrie de santé (A16), visite virtuelle d’un site de production et outils 3D pour découvrir la production pharmaceutique.

Industrie des papiers cartons (D10), visites virtuelles d’entreprises remarquables avec des casques 3D, encapsulation de circuit électronique, papier  barrière  contre  les  ondes  wifi, disque vinyle connecté avec une antenne NFC, amplilib, un amplificateur pour les smartphones, livre musical (papier intégrant le son).

Industries et nouvelles technologies (D5), réalité virtuelle et cobotique.

Industries et nouvelles technologies – Aéronautique simulateur de vol (D7), Je choisis Montréal

expérience de réalité virtuelle sur les métiers de l’aérospatial (A7).

Ingénierie (C15), impression 3D Design pour la reproduction et conception d’un circuit pour un robot.

Lumière et éclairage (D16), pilotage d’éclairages intelligents (tertiaire, spectacle), modélisation de solutions d’éclairage.

Métiers du cuir (A20), immersion en 360° au sein d’un atelier de fabrication de la maison Repetto, CAO, réalité virtuelle pour s’immerger dans le quotidien d’un monteur chaussure, d’une cheffe de projet process et industrialisation, d’un.e client.e.

Numérique (A1, C10, C15, C18), POB le robot en vedette, électronique embarquée (Speedo Max), objets connectés, démonstration avec le microprocesseur «  raspberry  pi  »,  atelier de codage, scénarios ludiques pour illustrer la cyber sécurité et la programmer, programmation d’objets connectés, de réseaux, de jeux vidéos, démonstration de réalité virtuelle, animation 3D, création graphique, social room en action pendant les 4 jours pour la production de contenus vidéo et digitaux, atelier d’impression 3D.

Rendez-vous dans l’entreprise (A6) avec le village « Métiers & Innovation ».

Plasturgie et composites (A18), machine de dosage d’additifs, impression 3D.

Textile (C13), module UNIVAL version modernisée du célèbre métier à tisser Jacquard avec la société Stäubli.

Transport de marchandises/voyageurs, logistique, déménagement (C19), simulateur de conduite.

Usinage et décolletage (D3), conception/fabrication assistée, usinage de pièces sur machine- outil à commandes numériques Star SB20 avec chargement automatique IEMCA ELITE (Bucci), programmation d’un robot Stäubli, machine de mesure par caméra et palpage Nikon Inevix (Bucci), création et production de pièces prototypées en impression 3D.